L’Akhal-Téké fait partie de ces rares races ou espèces fortement convoitées par les amateurs de chevaux. C’est un cheval qui attire l’attention grâce à sa robe somptueuse, son élégance et sa rareté. Son endurance fait également la réputation de cette race équine. Que faut-il savoir sur le cheval akhal téké pour réussir son élevage et son dressage ? Qu’est-ce qui fait sa particularité par rapport aux autres chevaux ?

Akhal- Téké: histoire et origine de ce cheval

L’Akhal-Téké est un cheval originaire du Turkménistan. Le Turkménistan est un pays de l’Asie Centrale qui abritait la tribu des Tékés (Les tékés sont des peuples nomades et guerriers).

En effet, jadis la race a été élevée par la tribu des Tékés (un peuple du désert), d’où son appellation : akhal téké.  Étant originaire du désert (de l’oasis d’Akhal), ce cheval fait preuve d’une grande endurance.  On note qu’il peut effectuer de longs trajets et s’adapter à une grande variation de température.

Cette race de cheval a frôlé la disparition plus d’une fois, ce qui explique sa rareté.  L’URSS ordonna l’abattage de ces chevaux akhal-téké en 1950 en raison de leurs forts caractères. En 1970, les chevaux tekes ont failli disparaître avec la dissolution du dernier régiment de cavalerie Turkmène. Au fil des ans, leur nombre a encore diminué et de nos jours, on compte environ 5000 chevaux de cette race à travers le monde. C’est un chiffre bien inquiétant, d’où l’intérêt de favoriser son élevage et d’optimiser sa reproduction. La préservation de la race et la reproduction d’un sang pur doit être priorisé afin de sauver cet effectif.

La Russie est le premier pays qui s’implique activement dans l’élevage du cheval Akhal-Téké. Les français, quant à eux, ont ouvert un stud-book Akhal-Téké en 2004. D’autres pays occidentaux se sont ensuite lancés dans l’élevage de la race incluant les Etats-Unis, l’Allemagne, la Suisse.

Les caractéristiques physiques du cheval Akhal-Téké

A l’instar des autres chevaux, le Akhal-Téké est à la fois mince et longiligne. L’ensemble des éléments anatomiques de ce cheval est fin : le dos, l’épaule, les membres, la croupe. C’est un cheval qui dispose d’une croupe large et longue, d’une encolure longue et d’une épaule oblique. La finesse de sa peau ainsi que son poil fin et soyeux font également sa particularité. L’étalon de cette race, le pure sang,   est reconnu pour son élégance et sa forte sa robustesse.

Ce cheval est surtout populaire pour sa magnifique robe dorée ou argentée. C’est un détail qui ne laisse aucun passionné indifférent à son charme et à son élégance. Toutefois, la robe la plus fréquente reste  l’alezan, le noir, le bai et l’isabelle.

La taille de ce cheval varie selon le sexe, l’étalon (les mâles) mesure environ 1,60 m. Quant à la jument, sa taille n’excède pas les 1,55 m. Toutefois, quelques grands chevaux akhal-téké mesurent jusqu’à 1,70m. Ce sont des chevaux fins, leur poids varie ainsi entre 425 à 465 kg.

Comportement et caractère du cheval Akhal-Téké

Il est important de connaître les traits de caractères de ce cheval afin de garantir le succès de l’élevage et du dressage de sa race.

C’est un cheval très affectueux, émotif et sensible en même temps.  Il est reconnu pour sa fidélité et son attachement à l’homme, mais en retour il se montre exigeant envers son cavalier. Il est constamment à la recherche d’attention et d’affection. Mais il fait un bon ami pour un enfant si vous en avez dans la famille en raison de sa sensibilité. A priori, c’est un cheval de loisir qui fait une excellente compagnie pour l’Homme. Son dressage peut prendre un certain temps, il faut se montrer patient.

Au fil du siècle, l’Akhal-Téké est un cheval de guerre. De ce fait, il a su développer un niveau d’intelligence remarquable et une excellente capacité d’apprentissage. C’est un cheval vif, courageux et athlétique.

Utilisation du cheval Akhal-Téké

Le cheval akhal-Téké a l’avantage d’être polyvalent. Il peut être monté dans la quasi-totalité des disciplines équestres incluant :

  • les courses
  • le dressage
  • l’endurance
  • le spectacle équestre
  • le concours complet d’équitation
  • le concours de saut d’obstacles

Les seules disciplines déconseillées sont le Pony-Games et l’équitation Western. Étant un cheval endurant et robuste, il est apte aux longues randonnées sous un climat sec. Un youngster (jeune cheval) akhal-téké fait un excellent cheval de spectacle. En raison de la rareté de sa race, peu de gens savent que ce cheval, surtout l’étalon, fait un bon cheval de sport grâce à son intelligence et sa robustesse.

Entretien et santé du cheval Akhal-téké

La rudesse des conditions climatiques de son milieu d’origine (le Turkménistan) a rendu ce cheval solide et robuste. Toutefois, il est prédisposé génétiquement à des maladies, surtout ceux qui sont issus des croisements consanguins (association et reproduction entre chevaux de la même lignée). L’éleveur doit ainsi faire attention à certaines maladies comme :

  • la desmite : une inflammation du ligament
  • la cryptorchidie
  • le syndrome du poulain nu
  • la malformation vertébrale

En général, ce cheval est facile d’entretien. Le toilettage prend peu de temps en raison de sa finesse. Réussir son élevage et son dressage n’a rien d’un grand défi, il suffit de le connaître : ses besoins, ses caractères.

Comme toutes les autres races de chevaux, l’akhal-téké préfère les grands espaces à la vie intérieure. Cette race de cheval s’adapte mieux à la vie en pâture, et une vie exclusivement extérieure entretient sa santé et sa vitalité.

Quant à l’alimentation, l’herbe du pré lui fera le plus grand bien. Mais en dépit de sa rusticité, il a besoin d’un apport de fourrage de haute qualité. En bénéficiant d’une meilleure condition d’élevage, le cheval akhal-téké a une espérance de vie d’environ 25 ans.

Quel budget pour acheter et entretenir un akhal-téké ?

Compte tenu de sa rareté, le prix d’achat de cette race de cheval peut varier entre 5 000 euros à 15 000 euros. La pureté du sang, l’âge et les conditions physiques du cheval viennent influencer ce prix. Mais les dépenses ne se limitent pas au prix d’achat, car il faut envisager tout un entretien pour garder le cheval  en bonne forme.

D’abord, il va falloir étudier le prix de son hébergement. L’idéal est d’avoir un pré ou un petit parc afin de limiter le coût lié à l’hébergement. Dans le cas contraire, il faut envisager de mettre le cheval en pension. Le mieux est de solliciter l’aide d’un centre équestre ou d’un propriétaire d’écurie. Le propriétaire d’un akhal-téké doit s’attendre à débourser une somme de 300 euros à 600 euros par mois pour louer un box à son cheval.

Si l’éleveur compte héberger le cheval chez lui, il doit envisager d’installer une clôture, un box ou un abri. Même s’il dispose d’un pré assez vaste, l’abri sera toujours utile pour la nuit. La nourriture vient étoffer ce budget, puisqu’en hiver, il faudra plus que de l’herbe pour nourrir les chevaux. Il faut rajouter des foins, des graines et même des compléments qui coûtent environ 150 euros par mois.

Races de chevaux : quand la diversité équine redéfinit vos repères

Quand on côtoie un cheval aussi unique que l’Akhal-Téké, difficile de ne pas le placer sur un piédestal. Sa robe irisée, sa finesse sculpturale, son tempérament aussi exigeant qu’attachant… tout en lui évoque l’exception. Mais le monde équin ne se limite pas à une seule icône, aussi fascinante soit-elle. Il suffit d’ouvrir un peu le champ de vision pour réaliser à quel point chaque race possède son propre caractère, ses aptitudes et ses petites bizarreries. Et c’est justement en comparant ces profils que l’on comprend mieux les particularités des races de chevaux, cette incroyable mosaïque façonnée par les climats, les usages et l’histoire.

Car oui, toutes les races n’ont pas les mêmes besoins ni les mêmes aptitudes. À l’instar du Percheron, certaines sont taillées pour la traction et le travail agricole, alors que d’autres brillent sur les rectangles de dressage. Le Quarter Horse explose quant à lui en vitesse sur courte distance, là où le Lusitanien excelle dans le travail au sol grâce à sa maniabilité naturelle. Côté santé, le Frison est parfois sujet à l’anémie, tandis que certaines lignées de Pur-sang nécessitent une vigilance accrue sur le plan articulaire.

Vous l’aurez saisi, chaque race est un savant dosage entre héritage génétique et adaptation. À découvrir, à comprendre… et peut-être même à adopter.